11 Novembre 2025
Lorsque j'ai commencé la course à pied il y a presque trois ans, je n'arrivais même pas à courir plus de 5 minutes d'affilée... 😱😱
Je me souviens même de la première fois où j'avais réussi à courir quatre petits kilomètres très difficilement mais sans m'arrêter. J'étais tellement contente et fière! A l'époque, j'envisageais de courir des 10 kilomètres mais jamais je n'aurais imaginé pouvoir participer à des semi-marathons, cela me paraissait tellement extraordinaire! Et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, je viens de boucler mon deuxième de l'année!
Que de chemin parcouru depuis ce jour de fin décembre 2022 où j'ai assisté à une course nature vers chez moi, la Montée de Chambles, et où je me suis dit que je voulais faire pareil que ces courageux coureurs! J'étais en totale admiration! A partir de là, j'ai formulé la résolution de m'entraîner trois fois par semaine, et je m'y suis tenue! Et cette résolution nous a entraînés dans des aventures au-delà des frontières de notre département: A Annecy, à La Grande Motte, au Pont du Gard et... Lyon!
Et oui, je vous emmène aujourd'hui dans la capitale des Gaules pour courir avec moi le semi-marathon de Lyon (Run in Lyon), let's go!
Avant de déménager dans la Loire en 2015 (il y a presque 11 ans, donc), j'ai vécu quasiment toute ma vie à Lyon ou en périphérie (Villeurbanne).
J'y ai fait presque toute ma scolarité, j'ai passé mon bac dans un lycée à côté du théâtre gallo-romain de Fourvière, j'ai travaillé à différents endroits de la capitale des Gaules comme l'Aquarium de La Mulatière ou encore le cinéma Pathé Bellecour pour ne citer qu'eux, j'ai fait tellement de virées shopping à La Part-Dieu que je ne pourrais pas les compter, j'y ai vécu mon premier grand amour quand j'avais 18 ans, j'ai couru un nombre incalculable de fois dans le parc de La Tête d'Or, je retrouvais mes copines "sous la queue" du cheval de la statue en bronze de Louis XIV, etc...
Mais comme mentionné plus haut, j'ai quitté le Rhône pour aller vivre avec Chéri dans le département voisin de la Loire et depuis ce déménagement, je n'y suis pas souvent retournée, surtout ces dernières années. Donc imaginez mon choc lorsque je suis revenue en ville: le monde partout, le bruit, la promiscuité, le béton, etc... C'était pourtant mon quotidien dans mes jeunes années, mais je suis partie et je me suis habituée à la campagne, au calme et à la Nature.
Lorsque nous remontions en voiture le cours Emile Zola à Villeurbanne en ce samedi 4 octobre pour atteindre la place des Charpennes où j'avais réservé notre hôtel, je regardais ces endroits si familiers, ces magasins où j'avais mes habitudes il y a des années de cela, tous ces gens sur les trottoirs, les files de voitures, etc... C'était bizarre, j'avais l'impression de revenir des années en arrière avec des souvenirs de lieux et de gens que j'avais fréquentés mais que j'avais presque oubliés, et le tout dans un monde citadin qui n'est clairement plus le mien.
C'était vraiment une autre vie, il y a bien longtemps...
Rapidement, nous sommes arrivés à la place des Charpennes, et en vue de l'hôtel Mercure où j'avais pris une nuit. Là aussi, d'autres souvenirs car je passais souvent devant cet établissement en prenant le tramway (qui s'arrête juste à côté) ou le métro. Je n'avais jamais eu l'occasion d'y rentrer puisque j'habitais juste à côté donc aucune véritable raison d'y mettre les pieds, à l'époque.
Outre le fait que ce soit un hôtel 4 étoiles, j'ai surtout réservé dans cet hôtel pour sa localisation. En effet, la place des Charpennes ne se situe qu'à 5 stations de métro de la place Bellecour où nous devions récupérer nos dossards, au cœur du village Run in Lyon by Harmonie Mutuelle: pratique! Mais en dehors de tout cela, nous y avons passé un agréable séjour: le personnel de la réception était vraiment aimable, le parking souterrain sécurisé était clairement un plus et la chambre était plus que confortable, avec une très bonne literie. Je n'ai pris que la chambre classique, mais on y était vraiment bien. La fenêtre en double vitrage donnait sur la place des Charpennes mais comme nous étions au 7ème étage, nous n'entendions que peu le brouhaha citadin habituel...
J'ai beaucoup aimé les décors muraux montrant deux lieux emblématiques de Lyon: les Grandes Serres du jardin botanique du parc de La Tête d'Or, mais aussi une ruelle du quartier emblématique du Vieux-Lyon. Les clients qui ne connaissent pas la ville sont directement plongés dans l'atmosphère et la culture patrimoniale très riche de la Capitale des Gaules.
Après avoir installé nos affaires à l'hôtel, nous sommes aussitôt ressortis et nous nous sommes dirigés vers la bouche de métro la plus proche, littéralement à deux pas de l'hôtel, de l'autre côté de la rue. Après avoir acheté un Pass nous permettant d'utiliser tout le réseau des Transports en Commun Lyonnais (TCL) pendant 24 heures, nous sommes montés dans une rame de la ligne A du métro nous menant à Bellecour.
Puisque nous étions un samedi après-midi, autant vous dire que la rame était bondée! Des dizaines de gens collés serrés occupant chaque mètre carré du wagon, encore cette sensation d'être oppressée par tout ces gens. Et pourtant, là encore, c'était mon quotidien il y a des années de cela: je prenais le métro tous les jours et à toute heure. Mais je suppose que lorsqu'on a goûté à la campagne et à ses espaces moins "occupés" on va dire, et bien c'est très difficile de revenir en arrière...
Bref, une fois arrivés à la station de métro Bellecour, nous en sommes sortis pour nous rendre au village Run in Lyon. Pas de bol, un déluge de pluie s'est abattu sur nous au moment où l'on est rentrés dans le grand chapiteau abritant la remise des dossards. Du coup, on ne s'est pas éternisés sur place. Après avoir récupéré nos dossards et avoir fait un petit tour dans le village pour prendre quelques photos souvenir, nous sommes allés faire un tour au Vieux Lyon et y boire un chocolat chaud (un café pour Chéri) dans un bistrot juste à côté de la cathédrale Saint-Jean, histoire de se réchauffer...
Après tout ça, nous sommes rentrés à l'hôtel pour regarder un peu la télévision et "chiller" avant de ressortir, en quête d'un restaurant proposant des pâtes (il faut en manger les jours avant une grosse course), histoire de charger nos réserves en glucides complexes, vitaux pour les efforts de longue durée comme un semi-marathon!
Nous sommes partis en direction du Cours Vitton, mais aucun établissement ne nous intéressait vraiment. Puis, nous avons suivi le boulevard des Brotteaux et nous sommes tombés sur ce restaurant italien: Le Verdi. Bingo! Nous y sommes rentrés et c'est là que nous avons dîné ce soir-là. Le jeune serveur était super sympa, il habite à Lyon mais soutient l'ASSE et les Verts!
J'étais partie pour manger des pâtes, mais je me suis laissée tentée par une pizza au final! Et elle était délicieuse, un régal! 🍕🍕
Cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé une pizza, j'en avais trop envie (et elle était trop bonne!😋), mais cela a été une mauvaise idée d'en manger une à la veille d'une course car c'était trop lourd pour mon petit estomac fragile et j'ai eu énormément de mal à dormir. La digestion était compliquée.
Du coup, c'est pas fraîche du tout que je me réveille le lendemain matin, j'ai littéralement la tête dans le c**! Et avec l'estomac barbouillé en prime! 😅🤭
Nous nous préparons tranquillement avec Chéri et on engloutit rapidement ce que j'avais acheté pour notre petit-déjeuner: compotes, pain, noix et bananes. Rapidement, nous sortons de l'hôtel pour prendre le métro qui va nous mener place Bellecour. Sur le quai et dans la rame, des dizaines de coureuses/coureurs arborant des dossards. Principalement ceux du semi-marathon et du marathon car le 10 kilomètres débute en toute fin de matinée. Personne ne dit grand-chose, nous échangeons juste quelques regards de connivence et quelques sourires. Et enfin, nous débarquons à la station Bellecour, on en profite d'ailleurs pour y faire un petit selfie avec Chéri.
Sur la place du même nom, des centaines de coureuses/coureurs s'échauffent, discutent et... attendent pour aller aux toilettes! J'aimerais y passer aussi mais au vu de la taille des files d'attente, c'est juste ingérable! Et pourtant, je ferais bien la grosse commission, mais tant pis! L'envie de faire caca va me hanter pendant une bonne partie de la course, mais Dieu merci, j'ai pris un sachet de Smectalia (vous savez, c'est la pub: "C'est pas le moment, c'est pas le moment!"😂), ce qui va me permettre de tenir bon sans trop d'encombres! 💩💩
Après un moment, nous rejoignons à pied nos sas respectifs sur les quais de Saône. Chéri est dans le sas violet, pour ceux qui estiment leur temps de course à environ 1h45. Pour ma part, j'ai choisi le sas gris, pour ceux qui courent le semi en 2 heures. Mais j'aurais dû choisir le dernier sas (le rose) car je sais que je vais courir en plus de 2h15.
J'ai bouclé le semi d'Annecy au mois d'avril dernier en 2h29 (voir article ici ). Donc l'objectif du jour, c'est de me rapprocher le plus possible de 2h20.
Au bout d'un moment, les sas devant le mien avancent vers la ligne de départ et débutent la course. Puis c'est enfin au tour du nôtre d'avancer jusque sous l'arche de départ. Notre sas part en vagues successives et je suis dans la deuxième.
Le coup de feu retentit et je m'élance. La musique est à fond et les spectateurs sont nombreux à nous encourager. Il y a des éclaircies malgré la fraîcheur matinale. Le soleil est donc au rendez-vous, après la journée maussade de la veille. Encore une fois, les larmes me montent aux yeux: je suis tellement remplie de gratitude envers Dieu de m'accorder d'être suffisamment en bonne santé pour pouvoir participer à ce genre de compétition sportive. Merci, merci, merci! 🙏🏼🙏🏼
Le parcours est juste exceptionnel: nous longeons les quais de Saône jusqu'à Collonges- au-Mont-d'Or puis nous empruntons le pont Paul Bocuse pour passer sur l'autre rive et revenir sur l'agglomération lyonnaise. Nous atteignons la célèbre place des Terreaux pour ensuite traverser le pont Morand qui enjambe le Rhône. Après un petit tour dans le sixième arrondissement, nous longeons les berges du Rhône, puis l'on emprunte le pont de La Guillotière pour revenir Place Bellecour (l'arrivée) après un petit détour.
L'ambiance de cette course est juste incroyable, il y a des fanfares très régulièrement, ainsi que des disc-jockey installés dans des abri-bus avec leurs platines, pour diffuser de la musique qui bouge.
Mais au-delà de ces animations sans doute rémunérées par l'organisation de la course, ce sont surtout les spectateurs lambda qui me touchent le plus. Ils sont très nombreux, surtout lorsque nous revenons dans l'agglomération lyonnaise. C'est une foule incroyable de gens qui nous encouragent. Comme mon prénom figure sur mon dossard, ils me crient des choses comme: "Vas-y Helen, ne lâche rien!". Je suis tellement émue lorsque j'entends ça, de la part de parfaits inconnus qui se sont levés un dimanche matin pour aller soutenir des coureurs qu'ils ne connaissent même pas!
Et les pancartes de soutien! Des centaines et des centaines! Il y a le traditionnel: "Tape dans le champi pour avoir un boost d'énergie!" ou "Un sprint pour un spritz!" ou encore "Dépêche toi, c'est bientôt l'heure de l'apéro!" ( à croire qu'on se traîne une sacrée réputation de poivrots, nous les runneurs!😅). Sinon, beaucoup de pancartes en lien avec Strava, du genre: "Dépêche toi, Strava te regarde!".
Je n'ai jamais été sur cette application pour sportifs et je ne m'en porte pas plus mal. Alors, certes, elle peut être une source de motivation et un outil d'analyse performant, mais je pense également qu'elle peut être une source de pression sociale et de comparaison avec les autres. L’un des aspects les plus marquants de Strava, c’est son côté ultra-compétitif. Même si l’application peut être utilisée uniquement pour suivre ses entraînements, elle met constamment en avant les performances, les classements et les comparaisons avec les autres coureurs.
Donc, désolée, je ne cours pas après les kudos, hein! Je préfère courir pour moi-même!
En tout cas, pour revenir à l'ambiance, quand on est un coureur avec plusieurs courses officielles à son actif, on connaît la force et la puissance de ces encouragements. Ces ovations nous portent littéralement jusqu'à l'arrivée, c'est tellement important pour pouvoir lutter dans les moments difficiles!
Une telle ferveur populaire, c'est juste magique! 🤩
Quant aux ravitaillements, il n'y a rien à redire: ils sont fournis et variés. Fruits secs, bananes, pain d'épices, gâteaux marbrés, noix, etc... Bon, comme pour le marathon de Paris, des rampes à eau ont été installées pour remplacer les traditionnels gobelets d'eau que l'on attrape au passage. Bien qu'étant de sensibilité écolo, je suis assez mitigée quant à cette nouveauté. Bien sûr que l'on évite les centaines et les centaines de gobelets gaspillés, mais on y perd au niveau du rythme. En effet, on doit s'arrêter pour remplir notre flasque ou notre gobelet réutilisable, et ça casse le tempo. Alors, à mon petit niveau amateur +++, cela ne change pas grand-chose, mais je pense à celles et ceux qui viennent pour battre leur RP, ou qui jouent le haut du classement.
Car comment boire sans perdre de précieuses secondes? Devoir s'arrêter, même une fois, c'est casser le rythme, les jambes et parfois... la course!
Certains coureurs vont donc boire beaucoup moins et risquer leur santé. Les secours, eux, risquent d'avoir plus de travail.
Je suis pour l'écologie, bien évidemment. Mais pas au détriment du sport. Pas au détriment de la sécurité des coureurs. Et surtout pas au nom d'une "simplification logistique" maquillée en vertu. A méditer...
Quant à mon ressenti pendant cette course, et bien j'avoue que ça se passe plutôt bien, au vu de mes problèmes digestifs à cause de la pizza de la veille et de ma nuit catastrophique! 😅
Je cours plutôt bien jusqu'aux 16-17ème kilomètres, puis mon rythme baisse progressivement. Mais je subis moins la course qu'à Annecy: je suis plutôt en jambes. Je déroule assez bien et je ne ressens pas trop de fatigue. Il faut dire qu'il fait un peu frais pendant toute la durée de la course, et je cours toujours mieux lorsque les températures sont basses.
Au final, je passe sous l'arche d'arrivée après 2h23 de course, soit six minutes de moins qu'au semi d'Annecy, que j'avais bouclé en 2h29. Et pourtant, je fais énormément de micro-arrêts pour prendre des photos+un arrêt au ravito du 15ème kilomètre pour manger une banane... 🍌
Chéri, quant à lui, termine les 21 kilomètres en 1h34, soit quatre minutes de mieux qu'à Annecy! Je suis tellement fière de lui: il cartonne en course à pied alors qu'il n'est qu'un amateur qui ne s'entraîne que deux fois par semaine! Il n'y a pas à dire, il est fait pour la course sur route! Mon Champion! 😍
C'est donc très prometteur pour les prochains semi-marathons que nous allons courir. Et nous venons de nous inscrire pour le prochain, à savoir celui de La Grande Motte au mois de mars prochain! C'était un objectif pour nous que de revenir courir la célèbre Course des Pyramides, et on va le faire, yes!
Semi-marathon de Lyon
Semi-marathon de Lyon
Mes parents viennent nous voir à l'arrivée et je les retrouve après être passée au ravitaillement final (où j'ai découvert les boissons Powerade, géniales pour lutter contre les crampes de fin de course!). Ils nous proposent de nous inviter à manger au restaurant, ce que nous acceptons avec joie, grands gourmands que nous sommes! 😅😋
Chéri et moi rentrons donc à l'hôtel pour nous doucher et nous changer pendant que mes parents vont récupérer leur voiture (ils sont garés loin du centre-ville) pour ensuite venir jusqu'à notre hôtel. Nous les retrouvons donc environ 50 minutes après, au pied du Mercure Charpennes. Ils nous embarquent dans leur voiture et nous emmènent à la brasserie L'Est aux Brotteaux. Cette brasserie fait partie des quatre brasseries (avec Le Nord, L'Ouest et Le Sud) fondées par le grand chef Paul Bocuse dans les années 1990 sur l'agglomération lyonnaise. Ces établissements permettent à un plus grand nombre de personnes de pouvoir goûter à une cuisine de qualité signée Bocuse, sans devoir débourser beaucoup d'argent comme à son restaurant très exclusif de Collonges-au-Mont-D'or.
"La Brasserie L’Est, notre brasserie à Lyon 6, vous plonge dans l’ambiance de l’ancienne Gare des Brotteaux, avec son architecture remarquable chargée d’histoire. Cette gare a été créée pour raccorder les lignes Paris-Marseille et Lyon-Genève avant d’être classée au Monument Historique en 1982."
Je déguste en entrée un délicieux pâté en croûte de volaille à l'estragon accompagné de confit d'oignons rouges et d'un bouquet de salade verte. Pour le plat principal, je choisis un carré de veau rôti accompagné de pommes de terre grenaille. Et en dessert, un fondant au chocolat absolument divin! Miam!
Merci à vous, Daddy et Mamounette! 😘
En résumé, ce fut un très beau week-end passé dans la Capitale des Gaules! Méme si j'avoue que j'étais bien contente de rentrer dans ma campagne!
La course s'est bien passée, nous avons bien mangé, on s'est un peu promenés, bref, que du positif!
Je ne pense pas que nous retournerons participer à ce bel évènement sportif l'an prochain car nous avons un gros trail en ligne de mire pour le mois de novembre, à savoir La Veni Vici! Oui, nous allons retrouver ces magnifique sentiers dans la garrigue gardoise, après deux ans d'absence! J'ai tellement hâte!
A très bientôt pour d'autres aventures sportives!