2 Juin 2026
Courtney Dauwalter (je kiffe son style décalé!), Mathieu Blanchard, Jimmy Gressier, Cassandre Beaugrand, Kilian Jornet, Anaïs Quemener, Eliud Kipchoge, Blandine Lhirondel, etc...
Tous ces noms me font rêver, leurs performances sont souvent extraordinaires et je ne peux m'empêcher de les admirer à la télévision ou sur les réseaux sociaux. Rien qu'il y a quelques jours, l'Américaine Rachel Entrekin a pulvérisé tous les records sur l'une des courses de trail les plus difficiles au monde, à savoir la Cocodona 250 en Arizona aux États-Unis. Au programme, 400 kilomètres à travers les terres arides et désertiques de cet emblématique état américain (parfois même en totale autonomie sur certaines sections), le tout saupoudré de 30 000 mètres de D+! Vous voyez l'épreuve dantesque que cela représente? Et bien, cette année, c'est une femme qui a remporté cette course en 56 heures et surtout AU SCRATCH, c'est-à-dire devant tous les hommes! La féministe que je suis ne peut qu'applaudir! 💪🏼👏🏼🤩
J'étais littéralement sans voix devant un tel exploit! Et pourtant...
Ces athlètes sont incroyables, certes, mais ils sont en possession d'un bien précieux qui manque au commun des mortels dont nous faisons partie, Chéri et moi: LE TEMPS! Car oui, il est plus facile d'être sponsorisé par une marque (Salomon, Kiprun, Asics, Nike, etc...) qui finance notre salaire mensuel pour ainsi nous permettre d'avoir du temps pour s'entraîner à loisir, plutôt que de devoir se lever à 5h30-6h (et souvent rentrer à la maison vers 20h30 le soir en ce qui me concerne) pour aller gagner sa croûte en tant que salarié ou indépendant, avec des horaires imposés qui n'offrent que peu de temps pour s'exercer. Boulot, enfants, corvées, etc... tous ces paramètres pèsent sur le planning et trouver du temps (et de la motivation) pour enfiler ses baskets relève de l'exploit.
Donc oui, j'admire encore plus tous ces "athlètes du quotidien" qui jonglent entre vie professionnelle/familiale et entraînements, pour finalement se retrouver sur des lignes de départ de courses en étant fatigués, mais avec l'envie de faire de leur mieux. Et ça, c'est déjà une immense victoire!
Et c'est un peu dans cette situation que je me suis présentée à Brignoles dans le Var pour participer à mon 3ème semi-marathon le samedi 2 mai dernier. En effet, j'avais vécu un mois d'avril apocalyptique au travail (je suis auxiliaire de vie) car plusieurs collègues qui se mettent en arrêt du jour au lendemain et qu'il faut remplacer au pied levé. Donc quelques séances running loupées à des moments stratégiques de l'entraînement, pas top. C'est dans ces moments-là que je me dis que je suis contente de ne pas avoir d'enfants par-dessus le marché, oups! 😅
Le vendredi 1er mai, nous prenons donc la route avec Chéri pour nous rendre dans ce joli coin de Provence que nous ne connaissons pas du tout, let's go!
En route pour Brignoles dans le Var!
Vers midi, et après environ quatre heures de route, nous arrivons enfin à Brignoles, ville typiquement provençale (centre historique) d'environ 18 000 habitants et qui a été élue capitale de la région de la Provence Verte, d'où le nom de la compétition!
La Provence Verte est une zone du département du Var qui est bordée à l'Ouest par la montagne Sainte-Victoire, au Nord par les Gorges du Verdon et arrosée par le fleuve Argens et ses nombreux affluents. D'ailleurs, cette région a longtemps été appelée le "Château d'eau du Var".
La première chose que nous faisons en arrivant à Brignoles, c'est d'aller chercher nos dossards, of course!
Le village marathon est installé sur le grand parking de la promenade des Berges, jouxtant le pont surplombant la rivière Caramy. Peu de monde à cette heure de la journée, hormis quelques coureurs en tenue de trail. Car oui, cette année, c'est la première fois qu'un trail est organisé dans le cadre de l'épreuve dont c'est la 8ème édition. Et cette course nature longue de 26 kilomètres et plus de 900 D+ a lieu en ce 1er mai dans l'après-midi. Ces traileurs s'apprêtent donc à prendre une navette (comme nous le lendemain) qui va les amener au point de départ situé à Rocbaron, pour une arrivée au village marathon de Brignoles où nous nous trouvons à ce moment-là.
Mais nous sommes occupés à aller chercher nos dossards, que nous récupérons, ainsi que le sac de "goodies", à savoir un t-shirt jaune vif de l'épreuve, une bouteille de vin rosé du coin, à savoir l'appellation des Coteaux Varois en Provence (j'ai donné la mienne à ma maman, vu que je ne bois pas d'alcool, et Chéri a gardé la sienne), un gobelet et un tote bag orange floqué au nom de la course.
Après quelques photos prises sur place, nous partons dans le centre-ville pour chercher pitance puisqu'il est déjà presque 13 heures. Nous mangeons un sandwich sur la terrasse d'une petite boulangerie, ainsi qu'un délicieux cookie praline/noisette de la mort qui tue! 😋🍪
Très bonne préparation de course, n'est-ce pas? 😅
Après cela, nous nous promenons un peu dans les jolies ruelles colorées du centre historique. Il y a même un musée que nous aimerions visiter, à savoir le Musée des Comtes de Provence, mais il est fermé en ce 1er mai, dommage! Nous reprenons donc la voiture et partons à une vingtaine de minutes de Brignoles, dans un joli village provençal appelé Cotignac, classé aux Plus Beaux Villages de France. Nous y restons une partie de l'après-midi, à nous promener dans les jolies venelles anciennes du bourg, à boire un verre sur une terrasse du cours Gambetta ou à marcher jusqu'à la cascade de la Cassole... Notre visite dans ce joli village fera peut-être l'objet d'un article dédié dans ces prochains mois...
Enfin, nous rejoignons de l'établissement où nous avons réservé deux nuits. Il s'agit de l'hôtel Mercure Brignoles Golf de Barbaroux et Spa, un superbe établissement 4*!
Au cœur de la pinède, il propose un très grand parcours de golf de 18 trous, mais aussi une piscine, une salle de sport (avec notamment deux tapis de course!), un spa, des salles de séminaire et un restaurant. Nous avons réservé la chambre la moins onéreuse, mais même celle-ci est tout de même spacieuse, moderne et extrêmement confortable!
Le lit king size est juste immense, à tel point que deux autres personnes pourraient aisément dormir avec nous! 😅 Le matelas est absolument parfait et le petit balcon avec les deux chaises et qui donne sur la verdure est vraiment agréable! 🤩
Après nous être détendus, nous allons nous promener sur les chemins serpentant entre les parcours de golf (peu de gens jouent à cette heure de la journée), puis nous allons manger au restaurant, après avoir bu un coup sur sa terrasse surélevée, permettant d'avoir une bonne vue d'ensemble d'une partie du domaine...
Tout est si calme et si paisible!
Je sirote ma limonade tandis que Chéri déguste sa bière. L'ambiance est tranquille en cette fin de journée. Mais dans ma tête, c'est le calme avant la tempête car le lendemain matin, ce sera jour de course, et rien de moins qu'un semi-marathon! J'en ai déjà deux au compteur (Annecy et Lyon), mais celui-ci sera différent car il y aura plus de 200 mètres de dénivelé et il nous fera passer sur des chemins tracés: ce ne sera pas uniquement sur bitume... Enfin, comme je l'ai mentionné précédemment, je suis fatiguée après un mois vraiment compliqué au travail, avec des journées excédant souvent les 10 heures, toujours debout, à porter des charges, etc...
Je me détends en me disant que je n'y vais pas pour un chrono, mais pour m'amuser. Je vais profiter de cette course sans me mettre la pression. Je ferai de mon mieux et puis c'est tout.
Après avoir bu nos boissons, nous passons à table et dégustons de très bons plats. Je choisis un plat de pâtes pour bâtir ma réserve de glycogène, vitale pour consolider mes réserves de sucres lents en vue de l'effort physique soutenu du lendemain. Je précise tout de même que j'ai mangé des pâtes régulièrement les jours précédents, pas juste ce soir-là, hein! Quant à Chéri, il choisit un burger au poulet fait maison, miam! 😋🍔
Hôtel Mercure Brignoles
Le lendemain matin, réveil à 6h45. ⏰
Le départ du semi-marathon est à 10 heures mais il nous faut conduire jusqu'à Brignoles et y prendre une navette qui va nous amener au point de départ de la course, à savoir le village de Carcès.
Après avoir enfilé nos tenues et après avoir mangé notre petit-déjeuner (amandes, compotes, bananes et brioche) dans la chambre, nous nous mettons en route et nous garons, quelques minutes plus tard, sur le parking du GIFI de Brignoles. Nous ne sommes pas les seuls coureurs à nous y garer et quelques heures plus tard, lorsque nous reviendrons à nos voitures, nous trouverons tous un petit mot sur nos pare-brises de la part de la direction du magasin nous informant qu'en nous garant sur ce parking réservé à la clientèle, nous nous exposons à une mise en fourrière de nos véhicules! Charmant!
Le problème, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de places de parking à proximité du village marathon de la course et du lieu de départ des navettes. Donc on fait comme on peut!
Nous marchons jusqu'au point de départ des navettes, quelques centaines de mètres plus loin. Les coureuses et coureurs affluent de partout. Malgré les rires, les selfies et les conversations animées, je sens que l'adrénaline monte chez tous les participants. Nous y sommes presque! Nous finissons par monter dans un des cars partant pour Carcès. Nous nous asseyons parmi les autres runneurs et j'ai l'impression d'être en sortie scolaire! 😅
La journée s'annonce magnifique... et chaude! Et la chaleur n'est pas ma meilleure amie lorsque je cours, j'appréhende donc les températures, d'autant que je vais sûrement courir au-delà de midi, aux heures les plus chaudes de la journée. 😱☀️
Heureusement, j'ai ma flasque remplie d'eau et d'électrolytes. Je sais également que je vais m'arrêter à chaque ravito pour recharger les batteries, c'est non négociable, je le fais à chaque course. Alors oui, je perds des minutes précieuses, mais tant pis, je ne cours pas pour monter sur un podium, après tout!
Après une vingtaine de minutes, nous arrivons finalement à Carcès et tout le monde débarque sur ce grand parking. Après avoir fait un petit pipi, nous nous dirigeons vers l'arche de départ. Juste à côté, une scène a été installée et une banda y joue des tubes d'ABBA, de Beyoncé, etc... avec leurs instruments. L'ambiance est très festive et ça donne envie de danser! Je regarde les coureuses/coureurs qui m'entourent et qui commencent à remplir la rue. Je me demande toujours quels ont été leurs entraînements: je les imagine en train de courir dans le froid en hiver, de faire leurs séances de fractionné dans un stade ou ailleurs, de faire des sprints dans des montées, etc...
Et je me rends compte que le plus important dans une course, ce n'est pas la course en elle-même, mais le chemin parcouru pour y parvenir!
Les doutes, la fatigue, les contraintes en tout genre, mais aussi les moments de joie lorsqu'on voit les progrès, ces runs où l'on sent qu'on pourrait courir des heures sans se fatiguer: toutes ces petites défaites et ces grandes victoires au fil des mois précédent l'épreuve...
Ce sont toutes ces heures passées à s'entraîner malgré des vies surchargées qui font que la véritable victoire, c'est déjà d'être sur cette ligne de départ!
Bravo à tous les participants! 👏🏼💪🏼🔥
Semi-marathon Var Provence Verte
Puis le signal de départ retentit enfin à 10h15.
Comme souvent, j'ai quelques larmes d'émotion lorsque je m'élance sur cette première descente avec les centaines d'autres coureuses/coureurs, sous les acclamations des spectateurs et au son endiablé de la banda... Il y a quelque chose d'émouvant dans ces premiers mètres, quelque chose de magique... C'est un instant de partage et de communion entre tous ces runneurs d'horizons différents. Un instant de grâce où l'on est reconnaissant d'être suffisamment en forme pour pouvoir boucler une course de cette distance là... C'est la concrétisation de semaines d'efforts, de discipline et c'est enfin le moment de savourer. Let's goooo!
Les premiers kilomètres passent relativement vite. Nous courons sur une petite route goudronnée de campagne qui monte progressivement (faux plat montant) mais qui est à l'ombre des arbres. Les premiers vélos nous dépassent. Car oui, il y a également le marathon "Run and Bike" qui a lieu ce jour-là. Cela signifie qu'il y a une équipe de deux participants qui se relaient à courir et à faire du vélo sur le tracé du marathon. C'est-à-dire que lorsque l'un court, l'autre est à vélo à ses côtés. Je me dis que ça doit être sympa de faire ça un jour, pourquoi pas?
Puis nous arrivons au magnifique lac de Carcès que nous longeons sur presque deux kilomètres, à vue de nez. Les sensations sont toujours bonnes et je m'imprègne de la jolie vue en courant.
"Le lac de Carcès s’étend sur près de cent hectares, serpentant entre des collines boisées de pins d’Alep et de chênes verts. Ses rives, largement sauvages et découpées, créent une multitude de criques et de pointes qui invitent à la contemplation. Contrairement à d’autres lacs de la région, celui-ci est entièrement dédié à la pêche et à la promenade. La baignade, le canotage et toute autre activité nautique y sont formellement interdits, une spécificité qui garantit une tranquillité absolue et préserve l’intégrité de l’écosystème. C’est ce caractère confidentiel qui en fait un véritable refuge, encore épargné par le tourisme de masse."
Puis nous quittons les rives du lac et parvenons au premier ravitaillement. Je suis encore en forme mais un problème survient. Et oui, comme sur d'autres courses auxquelles j'ai participé, une folle envie de faire la grosse commission me saisit. Pas très glamour, hein! 💩💩💩😅
Cette envie ne me quittera pas de toute la course et me ralentira même vers la fin. Pourtant, j'ai bien pris mon SMECTALIA le matin même avant de quitter l'hôtel mais cela ne suffit pas! En fait, il y a une petite chose que je ne comprends pas: pourquoi les organisations de courses ne prévoient pas des toilettes à chaque ravitaillement? Ce serait tellement bien et cela permettrait aux coureurs de ne pas devoir forcément se précipiter aux W.C. avant le départ de la course, sachant qu'il y en a d'autres sur le parcours! Idée à creuser, peut-être...
Plusieurs fois sur le parcours, je vois des femmes sortir des buissons et des fourrés bordant la route. Je pense que c'étaient juste des pauses pipi, quoique... mais je ne me vois pas faire la même chose. Bref, j'arrive à tenir jusqu'à l'arrivée, mais c'est très gênant et handicapant. Je crois que je vais en parler à mon médecin car ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. 😅
Bon, revenons à la course: après ce premier ravitaillement, donc, on attaque la première partie sur route qui nous mène jusqu'à Vins-sur-Caramy , joli village provençal d'environ 1000 habitants. Je me sens plutôt bien et c'est d'ailleurs sur cette portion du parcours que je cours le plus vite. Le soleil se fait de plus en plus présent (et la chaleur qui va avec!) et nous courons toutes et tous du côté de la route où il y a un peu d'ombre!
Après quelques kilomètres, nous quittons la route pour nous engager sur un joli sentier ombragé longeant la rivière Caramy pour finalement déboucher sur un très joli pont ancien enjambant ce cours d'eau. Ce pont appelé "Pont Romain" a en fait été bâti bien après l'époque romaine, à savoir en 1862. Je l'ai trouvé magnifique, avec ses trois arches voutées. Il est d'ailleurs inscrit aux Monuments Historiques depuis 1931. Enfin, nous arrivons dans le centre de Vins-Sur-Caramy où nous attend notre second ravitaillement qui est très copieux! Je me suis arrêtée au premier ravito et je m'arrête là aussi pour boire un coup et manger. Après de longues minutes de repos à l'ombre des arbres bordant la place, je repars tranquillement.
Nous regagnons rapidement la route goudronnée que nous avons quittée un peu plus tôt et que nous n'allons plus quitter jusqu'à l'arrivée. Au programme, les huit derniers kilomètres sur bitume. C'est à partir de là que la course se complique pour moi. Outre mes ennuis gastriques, la chaleur devient pesante et l'ombre se raréfie. Les jambes deviennent lourdes, très lourdes. De plus, cette route me paraît interminable. Vers le 16-17ème kilomètres, mes jambes implosent et je suis obligée de commencer à alterner marche et course, ce que je vais faire quasiment jusqu'à l'arrivée. Je ne suis d'ailleurs pas la seule, tous ceux autour de moi font de même, ce que je n'avais jamais vu sur les deux semi-marathons auxquels j'avais participé auparavant, à savoir Annecy et Lyon. C'est l'hécatombe, je vois des coureurs lutter alors qu'ils sont à bout de forces.
Chéri m'a même avoué plus tard qu'il a fait pareil sur les deux derniers kilomètres, alors que ça ne lui arrive jamais sur une course habituellement. Il faut dire que ce semi est plutôt atypique. De par son dénivelé déjà: plus de 200 mètres de D+ alors qu'un semi-marathon traditionnel est beaucoup plus plat. De plus, cette course nous fait parfois quitter le goudron pour nous engager dans des chemins, donc limite course nature à certains moments. Et la chaleur, bien sûr... Le soleil provençal est au rendez-vous! ☀️🥵
Semi-marathon Var Provence Verte...
Je passe le troisième et dernier ravitaillement sans m'y arrêter, je suis pressée d'arriver. Il ne reste plus qu'environ trois kilomètres environ. Je repère deux coureuses avec lesquelles j'ai passé mon temps à les doubler, puis me faire doubler par elles pendant la course. Elles aussi sont en galère et je finis par complètement les semer car j'essaie de courir plus que je ne marche. Je ne les reverrai plus jusqu'à l'arrivée. On passe sous le pont de l'autoroute et on aperçoit enfin les premières habitations de Brignoles. Des jeunes qui encouragent les coureurs depuis le bas côté me voient en difficulté et me crient qu'il n'y en a plus que pour un petit kilomètre. A partir de ce moment-là, j'ai un tout petit regain d'énergie et je coure jusqu'à l'arrivée sans plus m'arrêter, sous les applaudissements et des "Bravo!" des spectateurs massés sur les trottoirs, aux abords du village marathon. Chéri m'attend sur la ligne d'arrivée et je suis contente de le voir! I did it!
Je suis tellement contente et soulagée lorsque la bénévole me donne ma médaille (qui est très belle, au passage!). 🤩 🏅
Au final, j'ai mis 2h38 et j'ai été classée 849ème sur 947 participants. Chéri, quant à lui, a bouclé la course en 1h47 et classé 112ème sur 947 participants, mon Champion. Bon, on est loin de nos meilleurs chronos, à savoir sur le semi de Lyon en octobre dernier où j'avais fait 2h23 et Chéri 1h34, mais ce n'est pas grave, on s'est bien amusés et c'est le principal!
La magnifique médaille en métal du semi-marathon Var Provence Verte! Elle est vraiment très belle et ça change des médailles en bois qui se généralisent un peu partout! Bravo et merci à l'organisation pour cette petite beauté, c'est la plus belle de ma (petite) collection!🏅🤩
Après être passés au supermarché pour nous acheter des salades composées pour le repas du midi, nous rentrons à l'hôtel. Douche, puis repas, puis sieste au programme du début d'après-midi. Et vers 17 heures, nous sortons pour nous rendre à la boutique de golf de l'hôtel, située juste en face de la réception. Ce magasin vend tout le nécessaire pour jouer sereinement à ce loisir (désolée, j'ai encore du mal à considérer le golf comme un véritable sport, je le vois plutôt comme un loisir pour personnes aisées): vêtements, clubs, balles, sacs, etc...
Mais nous n'y allons pas pour cela, nous y allons car c'est là que l'on peut louer des clubs pour aller taper dans quelques balles au practice du golf de l'hôtel. Je parle à la gérante et lui dit que je souhaite "louer les cannes pour pouvoir taper dans les balles". Il y a un moment de flottement, puis elle me dit que je parle sans doute de clubs. Je ris nerveusement et je lui réponds que oui. La honte! Après, je lui explique que nous sommes débutants et elle nous sourit avec indulgence, elle est sympa, ouf!
Pour info, le practice est un espace dédié où les golfeurs peuvent pratiquer leur swing et améliorer leur technique. Le gazon artificiel permet de ne pas faire de cratères dans la vraie pelouse! 😅
Nous récupérons les balles dans un distributeur de balles juste à côté du practice. On est tellement novices que c'est une petite fille d'environ huit ans qui nous montre comment crocheter notre panier sur le distributeur pour récupérer les balles sereinement. La honte (encore une fois)!
Bref, nous nous retrouvons au practice et commençons à taper dans les balles. Ou du moins, j'essaie car je manque la cible un nombre incalculable de fois, ce qui signifie que je tape dans le vide! Il faut se rendre à l'évidence: je suis nulle. Et mon swing n'est pas beau à voir! Chéri n'est guère meilleur que moi, mais nous parvenons tout de même à soulever deux ou trois balles chacun! 🏌🏼♀️🏌🏻⛳
Il n'y a pas à dire: le golf, ce n'est pas pour nous, nous sommes d'une nullité affligeante! 😂
Mais bon, nous passons un excellent moment et rigolons beaucoup. Les golfeurs aguerris aux alentours doivent se demander qui sont ces deux hurluberlus qui font n'importe quoi et qui ricanent bêtement! Peu importe, nous nous amusons beaucoup!
Une fois que notre stock de balles est épuisé, nous retournons tranquillement à la boutique pour rendre nos clubs. En sortant du bâtiment, nous tombons nez à nez sur la championne d'athlétisme franco-erythréenne Mekdes Woldu habillée en tenue de running. Sa présence ne nous surprend pas car elle est la marraine du marathon Var Provence Verte 2026. Elle a donc passé les deux derniers jours au village marathon à Brignoles pour récompenser les coureurs/coureuses sur les podiums, etc... Elle doit loger dans le même hôtel que nous, d'où sa présence. Nous la saluons et elle nous répond très gentiment, elle est très accessible. On lui dit qu'on a participé au semi-marathon le matin même, tout en précisant que nous ne faisons pas les mêmes chronos qu'elle! 😅
Je lui demande si je peux prendre une photo avec elle et elle accepte très gentiment, trop bien! Bon, nous n'avons clairement pas le même gabarit, hein! 🤭
Après cette chouette rencontre, nous prenons la voiture pour retourner à Brignoles pour déguster une bonne pizza dans un resto italien (avec une délicieuse panna cotta à la pistache en dessert, miam!). C'est un peu notre tradition après chaque course: une pizza pour nous récompenser de l'effort fourni!
Je parie que Mekdes Woldu ne mange pas beaucoup de pizzas, elle! 😅🍕🍕
Le lendemain matin, nous prenons notre petit-déjeuner à l'hôtel, puis nous nous mettons en route pour revenir chez nous.
Nous quittons cet hôtel avec un petit pincement au cœur car nous avons vraiment apprécié notre séjour dans ce cadre verdoyant et calme. La chambre était vraiment confortable, le personnel charmant, la nourriture servie au restaurant était de qualité, etc... Rien à redire!
Nous nous arrêtons sur la route pour faire un petit tour à pied dans le centre-ville d'Aix-en-Provence. Malheureusement, nous n'y passons pas beaucoup de temps car il nous reste toute la route à faire... Mais on se promet que nous reviendrons un jour pour explorer la ville et ses environs de façon plus approfondie...
Le buffet du petit-déjeuner...
En conclusion, cette course était vraiment chouette, je ne regrette vraiment pas de l'avoir courue!
Mais je dois bien avouer que mon semi-marathon préféré (des trois que j'ai faits) reste tout de même celui de Lyon. Mais l'on ne peut pas comparer une course citadine avec une course plutôt en campagne, je le sais bien. Car sinon, tout était vraiment bien: organisation au top (les navettes, trop bien 👍🏼), bénévoles au top, ravitos au top, médaille de finisher au top, ambiance au top, etc... Peut-être une petite suggestion: avancer l'heure de départ à 9 heures ou 9h30 pour éviter les heures les plus chaudes de la journée, car c'était vraiment difficile dans les derniers kilomètres! 🥵🌡️
Et un autre petit regret: il se trouve que Brignoles est la commune de France où le grand acteur George Clooney a élu domicile avec sa petite famille. Mais pas l'ombre de lui pendant notre séjour! 😭
Bien évidemment, je sais bien qu'il ne peut pas se balader comme ça dans les rues sans provoquer une émeute, et qu'il ne doit pas souvent être chez lui... Il n'empêche que j'ai eu une idée brillante: pourquoi ne pourrait-il pas venir aider à remettre les médailles aux gagnants des courses, et bien sûr rester au village marathon jusqu'à ce que j'arrive pour que je puisse prendre un selfie avec lui? Ah, c'est beau de rêver, nan? 😅🤩
Allez, on se revoit bientôt pour d'autres aventures!
A très bientôt!