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Rencontre inspirante: le chef Mundiya Kepanga de Papouasie-Nouvelle-Guinée!

"Mes rivières, mes arbres et ses habitants sont à tous les Hommes de la planète. Ils constituent un patrimoine mondial, un monument précieux dont nous devons tous prendre soin" Mundiya Kepanga

Fin février dernier, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres un courrier de la MAIF, qui se trouve être l'organisme assureur de ma voiture. Quelle surprise, en ouvrant l'enveloppe, de découvrir une invitation à une projection/rencontre avec un chef tribal de Paouasie-Nouvelle-Guinée (un pays se trouvant juste au nord de l'Australie, dans l'océan Pacifique) nommé Mundiya Kepanga. Cet évènement devait se tenir environ un mois après à Bonson, commune voisine de celle où je vis avec mon Chéri, à savoir Saint-Just Saint-Rambert, dans la Loire...

Apparemment, ce chef venait nous parler de la menace qui guette la forêt primaire dans laquelle vit son peuple depuis des générations, victime d'une déforestation massive.

Evidemment, je ne pouvais laisser passer une telle occasion de rencontrer une telle personne, moi qui suis une fervente amoureuse de la Nature! J'avais hâte d'entendre ce qu'il avait à dire sur des sujets comme la préservation de l'environnement ou encore le réchauffement climatique.

Je me suis donc empressée de m'inscrire à cette conférence et comme je pouvais inviter une personne de mon choix pour m'accompagner, j'ai convié mon Daddy à venir (Chéri étant au travail à ce moment-là)...     

Rencontre inspirante: le chef Mundiya Kepanga de Papouasie-Nouvelle-Guinée!
Rencontre inspirante: le chef Mundiya Kepanga de Papouasie-Nouvelle-Guinée!

Mundiya Kepanga est donc un chef Papou de la tribu des Hulis. Il serait né au milieu des années 1960 (il ne connaît pas lui-même son âge exact) au coeur des Hautes Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée, au pied d'un arbre appartenant à l'une des dernières forêts primaires du monde.

Les forêts primaires sont des forêts où l'on ne trouve aucune trace d'activité humaine passée ou présente. En résumé, ce sont des forêts intactes n'ayant jamais été détruites ni très exploitées par l'Homme. Il en reste principalement à trois endroits dans le monde: en Amazonie, dans le bassin du Congo et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 La forêt primaire papoue est un immense réservoir de biodiversité: 20000 espèces de plantes, 1500 espèces d'arbres, 3000 espèces d'insectes et plus de 750 espèces d'oiseaux. Des chiffres qui font du pays un des sanctuaires naturels de l'Humanité. Malheureusement, cet écosystème est menacé car il existe des centaines de concessions forestières à travers le territoire papou (300 en 2017) qui abattent chaque jour des centaines et des centaines d'arbres. Les grumes (troncs des arbres abattus) sont ensuite conduits à la mer où ils partent en bateau en Malaisie, aux Philippines ou en Indonésie pour être transformés en meubles, portes, parquets ou contre-plaqué (je ne regarderai plus mes meubles Ikéa de la même façon, oups!!). Le problème, c'est que les arbres abattus sont souvent plusieurs fois centenaires et représentent donc une véritable richesse pour l'Humanité.

Nous perdons donc des trésors naturels chaque jour à cause d'une société qui valorise le capitalisme et le profit, plutôt que la préservation d'un patrimoine naturel inestimable. 

C'est pour alerter sur le danger de voir cette forêt disparaître que Mundiya Kepanga parcourt le monde depuis 2003 et participe à de nombreuses conférences internationales comme la COP 21 qui s'est tenue à Paris en 2015.

 

Le chef Papou Mundiya Kepanga...

Il avait d'ailleurs une anecdote qu'il souhaitait partager avec nous tous, dans la salle, au sujet de quelque chose qui s'est passé à l'occasion de cette fameuse COP 21 à laquelle il avait été invité pour témoigner en tant que chef traditionnel. Quelqu'un est venu à sa rencontre et lui a posé cette question: "Vous, Monsieur, qui venez du bout du monde et qui êtes considéré comme étant un Sage, que faut-il faire pour arrêter le réchauffement climatique?"

Voici ce que lui a répondu Mundiya Kepanga: "Vous savez, je ne suis qu'un petit chef. Je ne sais pas lire et je ne sais pas écrire alors que c'est vous, les Occidentaux qui êtes des scientifiques. Vous savez lire et écrire, vous calculez tout, vous pouvez même prévoir le temps qu'il va faire. Vous construisez des avions, des ordinateurs donc c'est à vous de me dire ce qu'il faut faire pour limiter le réchauffement climatique!"

Il a raison, nous envoyons des gens sur la Lune, mais nous sommes incapables d'endiguer le réchauffement climatique et toutes les catastrophes que cela entraîne!

Quoi qu'il en soit, c'est suite à cet échange que le chef Papou et son traducteur français Marc Dozier ont décidé de réaliser ce film magnifique qu'est "Frères des Arbres" en 2017 et qu'ils ont projeté au tout début de cette conférence à laquelle j'ai assisté à Bonson. 

Le film "Frères des Arbres" (dont j'ai mis quelques images ci-dessus), et sorti en 2017 a reçu pas moins de 14 prix internationaux, dont un prix Greenpeace! Il s'agit avant tout d'un cri d'alarme sur les ravages de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le combat de Mundiya Kepanga pour sensibliser le monde entier à cette catastrophe. Il existe en effet une prophétie papoue, transmise de génération en génération, et qui dit: "Si tous les arbres disparaissent un jour, les Hommes disparaîtront à leur tour". Nous avons donc un indice sur la façon de lutter contre le réchauffement climatique: couper moins d'arbres! Car ils ont, outre le fait qu'il fournissent de l'oxygène, une fonction reconnue de régulation des écosystèmes...
Le film "Frères des Arbres" (dont j'ai mis quelques images ci-dessus), et sorti en 2017 a reçu pas moins de 14 prix internationaux, dont un prix Greenpeace! Il s'agit avant tout d'un cri d'alarme sur les ravages de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le combat de Mundiya Kepanga pour sensibliser le monde entier à cette catastrophe. Il existe en effet une prophétie papoue, transmise de génération en génération, et qui dit: "Si tous les arbres disparaissent un jour, les Hommes disparaîtront à leur tour". Nous avons donc un indice sur la façon de lutter contre le réchauffement climatique: couper moins d'arbres! Car ils ont, outre le fait qu'il fournissent de l'oxygène, une fonction reconnue de régulation des écosystèmes...
Le film "Frères des Arbres" (dont j'ai mis quelques images ci-dessus), et sorti en 2017 a reçu pas moins de 14 prix internationaux, dont un prix Greenpeace! Il s'agit avant tout d'un cri d'alarme sur les ravages de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le combat de Mundiya Kepanga pour sensibliser le monde entier à cette catastrophe. Il existe en effet une prophétie papoue, transmise de génération en génération, et qui dit: "Si tous les arbres disparaissent un jour, les Hommes disparaîtront à leur tour". Nous avons donc un indice sur la façon de lutter contre le réchauffement climatique: couper moins d'arbres! Car ils ont, outre le fait qu'il fournissent de l'oxygène, une fonction reconnue de régulation des écosystèmes...
Le film "Frères des Arbres" (dont j'ai mis quelques images ci-dessus), et sorti en 2017 a reçu pas moins de 14 prix internationaux, dont un prix Greenpeace! Il s'agit avant tout d'un cri d'alarme sur les ravages de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le combat de Mundiya Kepanga pour sensibliser le monde entier à cette catastrophe. Il existe en effet une prophétie papoue, transmise de génération en génération, et qui dit: "Si tous les arbres disparaissent un jour, les Hommes disparaîtront à leur tour". Nous avons donc un indice sur la façon de lutter contre le réchauffement climatique: couper moins d'arbres! Car ils ont, outre le fait qu'il fournissent de l'oxygène, une fonction reconnue de régulation des écosystèmes...

Le film "Frères des Arbres" (dont j'ai mis quelques images ci-dessus), et sorti en 2017 a reçu pas moins de 14 prix internationaux, dont un prix Greenpeace! Il s'agit avant tout d'un cri d'alarme sur les ravages de la déforestation en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le combat de Mundiya Kepanga pour sensibliser le monde entier à cette catastrophe. Il existe en effet une prophétie papoue, transmise de génération en génération, et qui dit: "Si tous les arbres disparaissent un jour, les Hommes disparaîtront à leur tour". Nous avons donc un indice sur la façon de lutter contre le réchauffement climatique: couper moins d'arbres! Car ils ont, outre le fait qu'il fournissent de l'oxygène, une fonction reconnue de régulation des écosystèmes...

Ce film est juste magnifique et je me suis empressée d'acheter le DVD sur internet le lendemain. Ils le vendaient à la sortie de la conférence mais comme ils n'acceptaient que les chèques et les espèces et que je n'avais que ma Carte Bleue, j'ai passé commande sur ce site internet. 

Il y a une personne qui m'a fortement marquée lors du visionnage de ce film, et il s'agit de Gary Juffa. De père Irlandais et de mère Papoue, il est le gouverneur de la province d'Oro en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Doté d'un caractère bien trempé, il s'habille toujours en noir, en signe de deuil pour la forêt de son pays. Déterminé à limiter au maximum la déforestation dans sa province, il disait quelque chose de très vrai:

"Le monde se fout de savoir que ce sont ces arbres qui produisent l'oxygène qu'il respire! Sans ces arbres, sans ces forêts, le monde n'aurait pas l'air pur qu'il respire maintenant."

Un autre moment fort du film, c'est lorsque Mundiya Kepanga se rend au Sénat français et discute avec différents sénateurs des enjeux climatiques. Même Gérard Larcher (président du Sénat) était de la partie, ce qui m'a fait sourire car j'ai l'impression que ce monsieur est plus un habitué des salons parisiens et de la bonne chaire que préoccupé de l'avenir des arbres. J'ai du mal à l'imaginer en baskets de rando, en train de se balader dans une forêt perdue au milieu de nulle part...

Après cet échange avec les sénateurs, le chef Papou se rend dans l'hémicycle du Sénat et prononce un magnifique discours devant une salle vide. Il dit que c'est ce qu'il aurait dit si elle avait été remplie:

"La Terre va s'assécher, les Hommes vont mourir et le climat va changer de façon irréversible. Voilà ce qu'il va se passer si on ne prend pas soin de la forêt. Vous pensez que nous sommes des poissons qui n'avons pas besoin d'air? Vous sentez cet air frais? Il est bien pur, vraiment bien pur. D'où vient-il? Il vient directement de ma forêt. Pensez-y: oui, nous respirons l'air produit par toutes les forêts du monde. C'est pour ça que je vous demande, à vous tous, de m'aider à prendre soin de ma forêt!"

Après le visionnage du film et une séance de questions/réponses entre l'assistance et le chef Papou, j'ai pu prendre une photo avec lui dans le hall d'entrée de la salle des fêtes où se tenait l'évènement. J'aurais tant aimé lui parler, échanger avec lui, mais son interprète était occupé ailleurs. J'ai senti que c'est un homme profondément gentil, très candide également. Un coeur pur, non terni par les vices caractéristiques de nos sociétés occidentales, seulement intéressées par la richesse, le statut social, la possession matérielle et le Profit. Je pouvais lire la bonté dans ses yeux.
Après le visionnage du film et une séance de questions/réponses entre l'assistance et le chef Papou, j'ai pu prendre une photo avec lui dans le hall d'entrée de la salle des fêtes où se tenait l'évènement. J'aurais tant aimé lui parler, échanger avec lui, mais son interprète était occupé ailleurs. J'ai senti que c'est un homme profondément gentil, très candide également. Un coeur pur, non terni par les vices caractéristiques de nos sociétés occidentales, seulement intéressées par la richesse, le statut social, la possession matérielle et le Profit. Je pouvais lire la bonté dans ses yeux.
Après le visionnage du film et une séance de questions/réponses entre l'assistance et le chef Papou, j'ai pu prendre une photo avec lui dans le hall d'entrée de la salle des fêtes où se tenait l'évènement. J'aurais tant aimé lui parler, échanger avec lui, mais son interprète était occupé ailleurs. J'ai senti que c'est un homme profondément gentil, très candide également. Un coeur pur, non terni par les vices caractéristiques de nos sociétés occidentales, seulement intéressées par la richesse, le statut social, la possession matérielle et le Profit. Je pouvais lire la bonté dans ses yeux.

Après le visionnage du film et une séance de questions/réponses entre l'assistance et le chef Papou, j'ai pu prendre une photo avec lui dans le hall d'entrée de la salle des fêtes où se tenait l'évènement. J'aurais tant aimé lui parler, échanger avec lui, mais son interprète était occupé ailleurs. J'ai senti que c'est un homme profondément gentil, très candide également. Un coeur pur, non terni par les vices caractéristiques de nos sociétés occidentales, seulement intéressées par la richesse, le statut social, la possession matérielle et le Profit. Je pouvais lire la bonté dans ses yeux.

En résumé, je comprends parfaitement lorsqu'il dit que nous sommes tous frères et soeurs des arbres. Comme vous le savez si vous me suivez sur ce blog depuis un certain temps, Chéri et moi adorons aller nous promener dans le massif montagneux du Pilat qui se trouve non loin de chez nous. Malheureusement, nous tombons régulièrement sur de grands tas de grumes lors de nos balades et à chaque fois, j'ai cette sensation étrange et dérangeante de me retrouver au milieu d'un cimetière. Car oui, les arbres sont des êtres vivants comme nous autres, Etre Humains! Je pleure sur le destin tragique de ces grands arbres majestueux qui n'aspiraient qu'à s'épanouir dehors, en pleine Nature! 

"Chaque jour, les tronçonneuses coupent d'immenses troncs aussi facilement que des bananes mûres et, en tombant, les grands arbres poussent un cri comme s'ils disaient adieu à leur famille et à la forêt toute entière." Mundiya Kepanga

Il a été démontré, au cours des dernières années, que les arbres sont des êtres sensibles (ils ressentent ce qui se passe dans leur environnement) et qu'ils ont un système performant de communication entre eux. Sachant cela, comment peut-on continuer à en abattre dans de telles proportions? Car je suis bien consciente que nous en avons besoin pour diverses utilisations, mais pas à ce point-là. Nous pouvons trouver d'autres solutions pour nous chauffer ou pour revêtir les sols dans nos maisons (le carrelage AUSSI dans une chambre, ça n'a jamais tué personne!) .

Quelle tristesse...
Quelle tristesse...
Quelle tristesse...
Quelle tristesse...

Quelle tristesse...

J'aime les arbres comme s'ils étaient des membres de ma famille, mes frères et soeurs!

Et vous, chers lectrices et lecteurs, comment considerez-vous les arbres? Comme de la matière morte et exploitable à souhait ou comme de véritables êtres vivants qui méritent d'être respectés?

A très bientôt!

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